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Le Hara selon la médecine orientale

Le Centre de gravité ou « Hara »*

Le Hara selon la médecine occidentale

Le Hara situé une main en dessous du nombril au milieu du bas-ventre correspond pour l’occidental au centre de gravité du corps.

D’un point de vue anatomique, il correspond au système nerveux entérique (SNE).

Actuellement, la définition que l’on peut faire du SNE est la suivante :

  • Le SNE est composé de 200 millions de neurones situés comme enroulés autour du tube digestif et de l’intestin.
  • Il peut se souvenir, s’émouvoir, « penser », souffrir de névrose et surtout travailler de manière indépendante de l’encéphale. Contrairement au cerveau crânien, le SNE « est » et « vit » dans l’action présente. Il est chargé de la défense de notre intégrité. Or, quand il perçoit un danger, il peut, sans autre forme de procès, court-circuiter l’encéphale.
  • Il a son propre réseau et commande d’une manière autonome les fonctions complexes de la digestion.
  • Il est responsable de la propulsion du bol alimentaire, de l’entretien et de la régulation du système digestif.
  • Les neurones entériques innervent également des organes associés et voisins comme le pancréas.
  • Dans certains cas de maladies (Alzheimer ou Parkinson), des lésions touchent d’une manière similaire le système nerveux central et le SNE.
  • Le SNE est en étroit contact avec le système immunitaire.
  • La sérotonine, neurotransmetteur qui influence les états d’âme, est produite à 95% par le SNE.
  • Certains médicaments psychiatriques influencent l’estomac, de même que certains antidépresseurs provoquent des troubles du système digestif.
  • 40% des personnes souffrant d’un côlon irritable souffrent aussi d’angoisses et de dépression.
  • Il est intimement lié au nerf vague, ou nerf pneumogastrique, ou encore nerf cardio-pneumogastrique. Son rôle : la régulation végétative (digestion, fréquence cardiaque…). Le nerf vague est le nerf crânien dont le territoire est le plus étendu. C’est un nerf mixte qui convoie des informations motrices, sensitives, sensorielles et surtout végétatives parasympathiques. Sa stimulation entraîne un ralentissement cardiaque via sécrétion d’acétylcholine. Responsable également de la viscéromotricité des appareils cardio-vasculaire, trachéo-broncho-pulmonaire, il régule les sécrétions des glandes surrénales, du pancréas, de la thyroïde, des glandes endocriniennes et bien sûr du système digestif.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, le SNE est en interaction avec les autres composantes du SNA. Le SNE fonctionne d’une manière indépendante et autonome. Il est en quelque sorte le cerveau viscéral. Il est composé d’environ 200 millions de neurones soit mille fois moins que le cerveau, mais autant que la moelle épinière.

Conclusion

Nous voyons que le SNE est de plus en plus considéré par la médecine occidentale comme une partie du système nerveux importante qui manifeste ses déséquilibres par des symptômes typiques. Le fruit des dernières recherches prouve aussi qu’il est intimement lié à l’aspect psychoaffectif de l’être humain. Cependant, son rôle principal est de déterminer la limite entre l’individu et le monde extérieur.

Le Hara selon la médecine orientale

Le Hara selon la médecine orientale

Le Centre de gravité est aussi appelé dantian en chinois, Hara ou seika tanden en japonais.

Depuis des millénaires, la médecine indo-tibétaine et sa fille chinoise nous parlent du Hara comme de l’océan d’énergie.

Étant le centre symbolisant la réunion des quatre corps inférieurs :

Tableau 52 de l’auteur

Le Hara est l’endroit à l’intérieur duquel se mélangent les énergies psychiques (corps mental), affectives (corps astral) et énergétiques (corps éthériques). Le terme d’« Océan d’énergie » utilisé pour déterminer cette partie de l’Homme-Spirituel a son explication dans le fait qu’au sein du Hara, trois énergies se brassent et peuvent créer, dans certains cas, de véritables tempêtes aussi destructrices que celles que les marins et les personnes vivant au bord des océans peuvent connaître.

Compréhension élargie du Hara

En tenant compte des Sept Corps Subtils de l’Homme-Spirituel, le Hara est au centre des quatre corps inférieurs et permet par un long travail personnel de maîtriser sa production d’énergie, appelée « Chi » en chinois et « Ki » en japonais.

Le Hara est au centre de trois corps, mental, astral et éthérique, qui produisent une énergie alimentant le quatrième, le corps physique. Sachant que ce dernier est périssable, mortel, et fragile, le Hara doit non seulement fournir une énergie permettant l’action, la mise en mouvement du corps, mais également une énergie réparatrice et régénératrice afin de « réparer » le véhicule physique.

Comme nous l’avons vu plus haut, le Hara correspond au SNE, ce cerveau viscéral qui, au fond, est l’endroit où l’Homme fait la différence entre le soi, l’individualité et l’autre, l’étranger potentiellement dangereux, au travers du processus de digestion. Le SNE est aussi intimement lié au système immunitaire lui-même chargé de protéger l’être humain de tous les agents pathogènes, virus, bactéries, parasites… Le Hara a donc un « mandat de protection » qui constitue sa principale activité au sein d’un homme-animal, dominé par ses besoins primaires, respirer, s’alimenter, se reproduire et se protéger, et par des sentiments inférieurs : peur, colère, désirs instinctifs, angoisses, et cætera, ce qui lui laisse peu de potentiel pour faire évoluer le corps qu’il alimente.

Ce que l’on appelle le Haragei, le travail sur le Hara, ne pourra de ce fait se faire qu’en travaillant sur…

*Article extrait du livre « Shiatsu Holistique-Soignez avec vos mains et votre cœur« 

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