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L’Intelligence Émotionnelle*

Il y a deux types d’intelligence :

  1. L’une rationnelle issue de l’hémisphère gauche du cerveau
  2. L’autre émotionnelle issue de l’hémisphère droit du cerveau

Sans entrer dans le débat, « hémisphère gauche correspondant à la réflexion de type masculine et lié à la culture occidentale et hémisphère droit correspondant à la réflexion de type féminine et lié à la culture orientale », il est intéressant de comprendre que les fruits du raisonnement rationnel et du raisonnement émotionnel ne s’opposent pas, mais se bonifient les uns les autres. Nier l’un au profit de l’autre n’est pas la voie, cependant, conjuguer les deux relève au départ du défi. Cela permet de « potentialiser nos capacités cérébrales » au mieux. Cela rend surtout possible la mise en balance de deux systèmes aux valeurs différentes, mais complémentaires.

Un couple est formé d’un homme et d’une femme, qui possèdent deux points de vue, deux manières de faire les mêmes choses, deux sensibilités, etc. Un couple épanoui sera celui qui aura réussi à conjuguer ces deux aspects, à les multiplier d’une manière exponentielle, dans une énergie positive et constructrice.

Notre cerveau bicéphale est une merveille à condition de l’utiliser dans toute sa subtilité. En parvenant à nuancer l’émotion par la raison et à réchauffer la raison par le feu de l’émotion, nous recréons au sein de notre crâne le mélange légendaire de l’Eau et du Feu.

L’Intelligence Émotionnelle représente le Juste Milieu entre le rationnel et l’émotionnel. Car souvent, par convention, nous pré-classons les événements en fonction du type de réflexion que nous y appliquons par habitude (pilote automatique). Par exemple : « on ne mélange pas le cœur et les affaires ». Alors que depuis l’apparition du business éthique, les gens en retirent un grand bénéfice en termes de « confort de conscience ».

L’Intelligence Émotionnelle représente un bénéfice supérieur à l’addition de deux hémisphères. Il se crée un travail en synergie accentué, provoquant l’émulation des facultés de chacun. Combiner les deux cerveaux revient symboliquement à mettre en lien entre un mathématicien et un philosophe. Cependant, la combinaison de deux représente bien plus qu’une simple addition.

Exercice

Je réfléchis : comment est-ce que je ressens le monde extérieur avec ma raison, au travers de mes émotions (cinq sens) ou en mélangeant les deux ? Ce que je viens de déterminer change-t-il selon que je rencontre ma famille ou un inconnu ? Quand et en face de qui ou de quoi est-ce que je me sens faible ou fort ?

En fonction de ces informations, je m’autoévalue et corrige ce que je trouve dans ma « cuisine nerveuse » : je rajoute un peu d’émotionnel, de chaleur, si je suis trop froid, ou je jette de l’eau, de la raison, sur un tempérament de feu.

Je stabilise mon état en maintenant la balance émotionnel-rationnel en temps réel à chaque instant de ma vie. Je ne me laisse pas devenir insensible ou submergé par mes émotions : je maintiens l’harmonie intérieure.

Trois cortex

Le cerveau, en plus des deux hémisphères, se décompose en trois cortex. Ce découpage s’explique par la lente évolution de l’humain. En 10’000’000 d’années et 500’000 générations successives, nous sommes descendus de l’arbre pour monter dans la voiture. Nous sommes passés d’un comportement instinctif de mammifère supérieur à celui de l’humain qui sait qu’il pense (Homo sapiens sapiens). Ces trois cerveaux, du plus ancien au plus récent, sont :

Le paléocortex, ou cerveau reptilien, s’occupe de la survie et des fonctions vitales de base (manger, rester vivant puis se reproduire), dans le présent. Cerveau très rationnel et très froid, voire cruel au besoin, car dépositaire de l’instinct de conservation. Sa première fonction est d’assurer l’homéostasie. Il assure la régulation de notre respiration, de notre rythme cardiaque, de notre tension artérielle, de notre température, de nos échanges hydriques, gazeux et ioniques. Il assure la satisfaction de nos besoins primaires ou besoins vitaux tels que l’alimentation, le sommeil, la reproduction. Il fonctionne souvent de manière automatique sans que la réflexion consciente intervienne. Sa mémoire dure au maximum 48 à 72h. Ensuite, tout ce qui n’est pas considéré comme utile est « jeté ». N.B. : la notion de l’observateur qui regarde la pièce jouée par l’acteur est primordiale et permet de « sortir » de ces comportements adoptés sous le couvert de l’automatisme.

Le cerveau mammalien ou limbique : évite ce qui dans le passé a fait mal et reproduit ce qui fait du bien (aspect associatif de la pensée, ce qui fait que l’expérience dans la matière a tendance à emprisonner dans des réflexes de Pavlov). Il est dominé par les émotions, les rituels comportementaux, les convictions, les croyances, les conditionnements provenant de son passé ainsi que de sa famille, ethnie et nation et est donc responsable des choix conditionnés : sa liberté est très limitée. Il permet les émotions et déclenche les réactions d’alarme du stress. Il garde en mémoire, en conséquence, acquiert une expérience transmissible à l’enfant : nous possédons l’expérience de 500’000 générations ! C’est pourquoi effectuer un travail intérieur à ce niveau est si dur : la tradition que l’on nous transmet est aussi l’outil de communication que nous employons quotidiennement. Ce qui explique la montagne d’obstacles qu’il nous faut abattre afin de nous libérer de nos schémas emprisonnant.

Le néocortex, ou cerveau intellectuel : conceptualise, arrange les actions du reptilien et relie le passé au présent afin de se projeter dans l’avenir. Aspect cognitif de la pensée, il permet notamment le raisonnement logique, le langage et l’anticipation des actes.


*Article extrait du livre « Méditation Évolutive »

163 pages

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