Résumé de l’article : Cet article explore le passage intérieur entre “Je suis” et “ce que je désire devenir”. Il aborde le courage de se regarder sans masque, l’importance du non-jugement, du pardon, du travail sur la conscience et la traversée du “fossé” intérieur grâce au Pont de la Foi. Un guide profond pour celles et ceux qui souhaitent évoluer vers leur véritable nature.
- Identifier ce que je suis réellement.
- Définir ce que je désire devenir.
- Comprendre le rôle du non-jugement et du pardon.
- Apprendre à traverser le “fleuve émotionnel”.
- Oser se souhaiter le meilleur.
“Je suis” : dépasser le masque social
En posant l’affirmation « Je suis » et en initiant un mouvement conscient vers « ce que je désire devenir », je me lance dans une exploration profonde de mon être authentique, bien au-delà des masques sociaux que je pourrais revêtir.
La question fondamentale se pose : Qui suis-je vraiment lorsque j’abandonne mon masque social ?
Cette démarche introspective me pousse à identifier les aspects de ma vie que je n’apprécie pas, les sources de blessures et les domaines que je souhaite changer. En passant de ce que je suis maintenant à ce que je veux devenir demain, se dresse devant moi un fossé, un écart entre l’existant et l’aspiration future.
Pour traverser ce fossé, j’utilise le Pont de la Foi. Ce pont représente ma confiance en moi, en ma capacité de transformation, et en la réalisation de mes aspirations. Il symbolise la conviction profonde que le changement est possible et que je peux évoluer vers la version de moi-même que je désire devenir.
Miroir, mon beau miroir…
À certaines étapes de la vie, tout individu se trouve confronté à la nécessité de réévaluer sa situation, de scruter honnêtement sa vie pour être en mesure de prendre des décisions judicieuses. Les époques évoluent, et chacun doit s’adapter ou risquer de rencontrer des échecs.
Pour une efficacité totale, il est impératif que la personne ose se confronter à son propre reflet dans le miroir. Cette introspection sincère requiert le courage de se regarder sans artifice, sans maquillage, c’est-à-dire sans le masque habituel porté lors des interactions sociales. En acceptant de se dévoiler ainsi, elle ouvre la voie à une compréhension authentique de soi et à la possibilité de prendre des décisions alignées avec sa véritable nature.
Facile à dire !
Il est aisé de prononcer ces mots, mais la mise en pratique s’avère bien plus complexe ! Mon expérience de thérapeute sur 31 ans m’a enseigné que, indépendamment de tout jugement de valeur, certaines personnes traversent chroniquement des situations d’échec, avec des répercussions désastreuses sur leur estime personnelle.
Objectivement, il semble évident que ces individus devraient prendre le temps de réfléchir à leur situation, opérer les changements nécessaires, et ainsi maximiser leurs chances de sortir de l’impasse pour se diriger vers le succès. Cependant, la réalité est bien différente. Pour beaucoup, cette démarche parait insurmontable. Ils persistent à vivre malgré tout, s’accrochant obstinément à une version sombre de leur existence.
La question qui se pose alors est : pourquoi un être humain ne choisit-il pas automatiquement le bonheur?? Pourquoi certains paraissent « attirer » la malchance, accumulant échecs sur échecs?? Nous allons explorer diverses pistes susceptibles d’expliquer ce comportement répandu chez l’homme.
Faire face à ce que l’on refuse de voir
S’engager dans une démarche de remise en question et de réévaluation de sa vie nécessite inévitablement de se confronter au miroir que notre conscience nous tend. Ce processus révèle l’intégralité de notre vécu historique :
- Les réussites et les échecs du passé.
- Les sensations agréables ou douloureuses liées à chaque événement de notre parcours.
- Les éléments que l’on se reproche et/ou que l’on n’a pas réussi à assumer par le passé, et qui continuent de nous hanter.
Se regarder dans le miroir de la conscience revient à affronter une balance sur laquelle l’être humain placerait d’un côté tout le plaisir et de l’autre toute la souffrance de son histoire de vie.
Revivre les moments agréables du passé, se plonger dans un album photo pour redécouvrir notre bonheur à certains instants, ne pose généralement pas de difficulté. En revanche, affronter nos échecs cuisants, tant sur le plan relationnel que professionnel?; ressentir à nouveau l’extrême douleur qui nous a brisés ou celle que nous avons infligée à autrui, demande un courage considérable. C’est un acte d’une bravoure exceptionnelle que de faire face à ces aspects souvent douloureux de notre histoire et de les intégrer dans notre processus de croissance personnelle.
La force du non-jugement
La clé qui m’a permis d’entreprendre initialement ce travail sur moi-même lors de ma formation de thérapeute à Paris, et ensuite d’aider des centaines de personnes dans le cadre de séances de thérapie, réside dans le non-jugement.
Le non-jugement agit comme un levier contre l’omerta, ce silence pervers dans lequel une personne, un couple, une famille, un groupe social, une nation, voire l’humanité tout entière, peut se réfugier. Ce silence est généralement une réponse à la douleur extrême que suscite la simple évocation d’événements difficiles.
Combien de souffrances à long terme endure-t-on soi-disant pour éviter de souffrir ou de faire souffrir en parlant, en levant le voile sur ces secrets?? Les secrets, surtout lorsqu’ils renferment de la douleur, exercent une destruction perverse parce qu’ils demeurent cachés et silencieux. Le non-jugement, en offrant un espace d’accueil sans critique, permet de briser ces chaînes de silence et d’entamer un processus de guérison.
Soulager sa conscience
Le soulagement de sa conscience permet à l’aspect honnête, courageux, bienveillant et sincère de notre personnalité de s’épanouir et de rétablir le juste, le bon, le vrai.
On peut souvent entendre des questionnements tels que « Pourquoi le faire?? Qu’est-ce que l’on en a à faire de la conscience ? » car beaucoup confondent fréquemment conscience et religion. Il est important de préciser que parler de conscience n’a rien à voir avec la religion et encore moins avec le fait de se mettre à genoux pour se repentir. Le soulagement de la conscience va au-delà de tout aspect religieux?; c’est un processus qui permet à chacun de retrouver son intégrité et son alignement avec ses valeurs profondes, favorisant ainsi une vie plus authentique et épanouissante.
Sortir de tout sentiment de culpabilité
Le passé, quels que soient ses contours, possède une valeur précieuse. Lorsqu’il est pleinement assumé et compris, il offre une expérience unique et inestimable.
Pour parvenir à cette compréhension, il est essentiel de s’accorder rétroactivement le droit à l’échec. Nous ne sommes pas parfaits, et il n’est nullement attendu de nous d’être impeccables en permanence.
Oser regarder nos échecs sans méchanceté ni culpabilisation est un apprentissage qui va au-delà de soi-même. Il s’agit également d’apprendre à aider, en commençant par soi-même. La libération de tout sentiment de culpabilité permet non seulement de mieux comprendre son passé, mais aussi de se tourner vers l’avenir avec une perspective plus éclairée et résiliente.
Ne pas avoir peur du jugement de l’autre
Il est fréquent que les personnes qui me consultent expriment leur souffrance de ne pas pouvoir dire la vérité. Ce n’est pas nécessairement parce qu’elles sont enclines à mentir, mais plutôt parce qu’elles redoutent de dire la vérité et d’être rejetées par leur entourage.
Cette crainte est tout à fait humaine et normale. Chacun de nous naît dans un environnement familial, un cadre avec des codes et des schémas relationnels spécifiques, équivalents à une « loi » du groupe. Lorsqu’un individu transgresse ces règles, il ressent naturellement la peur du rejet. Cette peur est légitime, car chacun de nous a un besoin fondamental de chaleur humaine pour vivre.
Apprendre à ne pas craindre le jugement des autres et à exprimer sa vérité peut être un processus délicat, mais c’est souvent un pas essentiel vers une vie plus authentique et épanouissante. Cela implique de reconnaître que, malgré la peur du rejet, vivre en accord avec sa vérité est un choix qui peut conduire à des relations plus authentiques et satisfaisantes.
Donner le pardon à soi et au monde
Lorsque nous transgressons la loi, nous subissons la punition, fréquemment de manière inconsciente. De même, nous recevons une récompense lorsque nos actions et paroles sont en parfaite conformité avec la loi du groupe.
Face à une transgression, le pardon s’avère être le seul moyen de ne pas s’enfermer dans un cycle destructeur de punition et de culpabilisation. Cela signifie offrir une seconde chance à celui qui a fauté, qui a trébuché.
Se pardonner ses imperfections, faiblesses et erreurs passées, et étendre ce pardon aux autres, même à ses pires ennemis, est essentiel. Nourrir des sentiments tels que la culpabilité, la vengeance ou la rancœur envers quiconque n’est qu’une perte de temps.
Le pardon, en tant qu’acte, permet d’avancer en choisissant de faire mieux ici et maintenant, libéré de toutes les dettes passées. Il est important de noter que le pardon ne libère pas des dettes du passé, mais il ouvre la voie à la compensation du mal causé par le bien. Pardonner offre la possibilité de créer un équilibre en redirigeant nos actions vers des actes positifs et réparateurs.
Se jeter à l’eau
La symbolique de la traversée d’un fleuve en furie offre une métaphore puissante pour décrire le processus de ce travail en trois étapes.
- 1er niveau de vie : L’inconscience : La vie est perçue comme une succession de hasards, liés plus ou moins heureusement. La personne a peu conscience que chaque effet découle d’une cause, ou selon le dicton, « on récolte ce que l’on sème ». Elle peut même contester vigoureusement ce principe.
- 2ème niveau de vie : La prise de conscience : La personne commence à réaliser que la vie peut s’expliquer, qu’il existe un lien entre la cause et l’effet. Elle admet progressivement que le principe de « cause à effet » implique la responsabilité, y compris la sienne. Elle prend conscience de sa responsabilité totale dans ce qu’elle sème et récolte, bien que la compréhension complète de ce grand principe puisse la plonger dans des périodes de déprime. Elle peut encore penser que la vie est injuste malgré son adhésion à la loi de rétribution.
- 3ème niveau de vie : L’acceptation proactive : La personne accepte son présent comme « juste et bon » en comprenant pleinement la loi de rétribution. Elle équilibre consciemment le bien et le mal qu’elle a généré, cherchant à faire le bien non pas pour les apparences, mais dans l’esprit de ce qui est juste et vrai pour elle. Malgré des périodes de doute, de désespoir et de révolte, elle se jette dans le fleuve tumultueux. Elle reconnaît que ce fleuve représente le flot incontrôlé de ses émotions passionnées. En maintenant le cap, elle apprend à maîtriser la polarisation de ses émotions et réalise qu’auparavant, elle n’avait pas réellement la barre de sa vie, laissant ses émotions extrêmes la ballotter dans tous les sens. Elle découvre progressivement sa réelle nature en tant qu’âme immortelle en visite dans un monde d’illusions éphémères.
Osez vous souhaiter le meilleur !
Lorsqu’on consent à l’effort de l’introspection par l’examen de conscience, c’est dans l’optique d’obtenir une vie meilleure?! Oser entreprendre ce processus et consacrer suffisamment de temps pour définir les changements nécessaires en termes de comportements et de choix de vie doit se faire en ayant l’audace de se souhaiter le meilleur. Cela signifie s’octroyer le droit de marcher résolument vers ses véritables objectifs de vie sans aucune concession.
Définir les vrais objectifs de vie
Définir ses objectifs de vie n’est pas toujours évident. Un exemple concret : la semaine dernière, lors d’une première consultation, un homme me parlait de sa vie professionnelle et privée. Il mentionna avoir une copine. Pour comprendre l’importance de cette relation, je lui demandai quels étaient ses sentiments pour elle. Il répondit immédiatement qu’elle était la femme de sa vie, sans aucun doute. Cependant, il ne lui avait jamais exprimé cela.
Cette situation a conduit à une séance profonde au cours de laquelle j’ai tenté de convaincre cet homme, qui se décrivait comme très rationnel et axé sur les chiffres, qu’il venait de parler de ses émotions pendant une heure. Il a pris conscience de cette facette de lui-même et a admis à quel point il ignorait généralement ses émotions dans ses processus de prise de décision.
Cet exemple illustre clairement que parfois, l’être humain écoute tout le monde sauf lui-même lorsqu’il s’agit de définir ses objectifs de vie. Est-ce que l’objectif financier de l’entreprise qui vous emploie est vraiment votre objectif?? Partez-vous en vacances là où « tout le monde va » par convention ?
Et si ce soir, deux lunes se levaient dans le ciel?? Et si vous preniez le droit absolu de vous définir pour déterminer vos objectifs personnels, pour vous et par vous-même?? Car au final, n’est-ce pas en étant totalement heureux que vous serez un partenaire, un ami, un collègue de qualité pour les autres ?
Je peux aussi choisir le déni
Certains choisissent de nier une partie de leur passé en s’insensibilisant, et c’est leur droit. Ils ont le droit de ne pas regarder en arrière, de choisir de refermer la douleur et de l’enterrer. Cela relève du droit de chacun de disposer de sa vie. À mes yeux, le déni représente la position antérieure à la traversée du fleuve.
La traversée d’un fleuve en furie symbolise bien ce travail sur notre conscience dont nous avons parlé. Si l’on décide de s’y jeter, autant être prêt. C’est pourquoi je respecte ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas entreprendre ce travail introspectif. Chacun avance à son propre rythme et selon ses propres choix.
Conclusion
La direction que nous choisissons est entre nos mains. Il est essentiel de prendre ou reprendre en main le gouvernail de sa vie afin d’imaginer puis réaliser la plus belle des histoires : votre Vie?! Que vous puissiez devenir dans la réalité ce que vous désirez le plus au monde.
Jean-Christian Balmat
Découvrez en plus dans notre livre !
Article extrait du livre:


Osez changer de vie De subir sa vie à construire sa vie: Construisez votre bonheur!
Ce livre, « Osez changer de vie! Construisez votre bonheur ! », est bien plus qu’un guide. Il est une invitation à explorer les méandres de votre propre être, à découvrir vos forces cachées et à déployer vos ailes pour atteindre de nouveaux sommets. Nous sommes tous artisans de notre destin, et ce livre vous offre les outils nécessaires pour sculpter la vie que vous méritez.
125 pages – Broché – Déc. 2023
Livre broché et e-book Kindle
Pour aller plus loin :



