Introduction

Lorsque que j'ai fondé Santé Holistique en 1991, j'ai fait le choix, pas très commercial, de l'authenticité.

J'avais suivi un processus de formation original en sens qu'il avait inclus d'une part le Shiatsu traditionnel japonais et la médicine traditionnelle chinoise (avec un intérêt prononcé pour la psycho énergétique) et d’autre part l’art martial traditionnel (à savoir interne par définition).

Il était pour moi hors de question de négocier quant à la qualité des soins, des cours et des formations que j’allais proposer. Pourtant je savais que de proposer le fond et pas seulement la forme allait sûrement m’exposer à pas mal de critiques et un succès très relatif d’un point de vue commercial.

Cependant l’enseignement que j’avais reçu était tellement précieux pour moi qu’il m’était tout simplement impossible de proposer du superficiel très sûrement plus digeste pour mes futurs clients, mais tellement mensonger…

Cet article est une modeste tentative de partager avec vous le cœur de mes motivations et l’origine de celle-ci.

Santé Holistique Sàrl

L’art martial interne

J’avais commencé très tôt à pratiquer le judo, le karaté, l’aïkido puis plus tard le full contact. J’aimais ce que l’on m’apprenait cependant le fait que la culture force et/ou l’esprit de vainqueur domine souvent les cours me dérangeait.

Ma petite histoire personnelle de l’époque m’avait déjà montré que je ne faisais pas souvent parti de ceux que l’on appelle « les vainqueurs » et j’étais encore moins un « mâle blanc dominant ».

Je me suis mis à avaler des livres traitant de l’énergie interne et de son application dans la médecine énergétique mais également des arts martiaux internes.

La vie me guida vers une école à…Paris. J’avais 15 ans, donc c’est avec un peu de stress que je pris mon premier train de nuit, pour me rendre à mon premier stage de week-end.

Ce que j’y trouva fût pleinement satisfaisant. Une pratique axée sur l’apprentissage par Kyon (travail répétitif d’une même technique pendant des heures, seul ou à deux), pratiques énergétiques (taï chi, qi gong) entre les cours sans parler des questions que l’on pouvait poser sur les enseignements traditionnels japonais !

Je commençais ainsi une formation qui dura finalement 6 ans.

Essayer de ne plus utiliser la force musculaire pour la remplacer par l’énergétique nécessitait d’apprendre un tout nouveau monde. Et ce monde me fascinait ! Il allait me falloir le comprendre et en faire le tour, et je savais que ça allait me prendre de nombreuses années.

Peu à peu j’acquis mes grades de base et deux ans plus tard, le jour de mon examen de passage de ceinture noire arriva ! J’avais travaillé dur tous mes grades que je connaissais sur le bout des doigts…cependant je flippais quand même.

Quelques heures plus tard, j’avais ma ceinture noire et mon Sensei[i] me dit « c’est maintenant que le vrai apprentissage commence » !

La ceinture noire en poche, l’enseignement de l’école que je suivais me proposait les bases de l’étude du shiatsu traditionnel japonais.

 

[i] Sensei : « celui qui ouvre la voie ». Dans le cadre des arts martiaux japonais traditionnels, le Sensei est celui qui est en charge de l’enseignement

Jean-Christian Balmat

L’apprentissage de la médecine énergétique

 

En parallèle, à mes cours d’arts martiaux, je commençais donc à apprendre les bases théoriques de la médecine énergétique. Et là, je tombais de haut ! Cela revenait à totalement revoir la définition du Monde tel que l’on m’avait enseigné jusque-là.

Je me mis à travailler d’arrache-pied pour intégrer cette théorie qui me fascinait et qui surtout, me permettait de comprendre la Vie avec de nouveaux yeux.

Surtout à terme la médecine énergétique apportait l’espoir de la rémission des symptômes et plus que tout de déterminer la cause desdits symptômes, de comprendre le fond du dysfonctionnement.

Ce principe même me fascinait car il permettait à l’être humain de sortir de son rôle de victime face à la maladie et de devenir proactif.

L’aspect holistique de l’enseignement m’apparut dans un premier temps comme un Everest insurmontable. Avec le temps et des milliers de pages lues sur le sujet, je commençai à apprivoiser cette notion qui reliait le Corps, le Cœur, l’Esprit et l’Âme de l’Être Humain.

Harmoniser ces 4 composantes de l’être humain était un réel défi car elles semblaient si différentes l’une de l’autre, vivant chacune dans un monde très différent du voisin.

Je finis par mieux comprendre lorsque je reçu l’enseignement traitant de Sept Corps Subtils de l’entité humaine. Étrangement, cette notion de sept corps de nature s’imbriquant l’un dans l’autre, du plus subtils (le Divin) au plus dense (le Physique), me semblait simple[i].

L’être humain devenait l’entité humaine à appréhender sous sept aspects différents. Pour mériter cet enseignement, je me mis à littéralement « manger » tous les livres que je trouvais tant sur les médecines traditionnelles énergétiques orientales[ii], mais également sur l’anatomie, physiologie, pathologie en vision occidentale ; sans oublier la psychologie, la psychiatrie.

Au cours des années, ma pratique évoluait. Mes sensations s’aiguisaient, ce qui me permettait de réaliser des tests énergétiques[iii] qui devenaient de plus en plus interprétables. Mes shiatsu étaient plus efficaces car je parvenais à agir sur chaque méridien sur lequel je travaillais.

Et quand je revenais en Suisse entre mes cours, je parvenais à avoir le courage de proposer un shiatsu à un ami qui avait mal au dos ou un autre qui souffrait du rhume des foins autant qu’à celui qui n’arrivait pas à sortir de sa déprime depuis des mois.

Je compris vite que pour soigner l’autre je devais résoudre tout d’abord en moi. En effet, ce que l’on n’arrive pas à résoudre dans notre Corps, notre Cœur, notre Esprit et notre Âme ; on ne peut prétendre le soigner en l’Autre !

 

[i] J’avoue que l’image des matriochkas (poupées de taille différentes placées les unes à l’intérieur des autres) m’a aidé longtemps à me faciliter l’intégration de cette notion.

[ii] Japonaises, chinoises, indiennes et tibétaines

[iii] Test des 12 pouls chinois par exemple.

La spiritualité

De naissance je suis un catholique. Dès ma tendre enfance, je vécus l’enchainement des messes hebdomadaires ainsi que toutes les fêtes catholiques sans oublier chaque année … la confession.

Autant j’adorais certaines parties du catholicisme autant cet aspect « mets-toi à genoux pauvre pêcheur » m’horripilait ! Pourtant, cette notion de Christ libérateur me fascinait. Cependant m’agenouiller devant cette croix en, au choix, culpabilisant d’avoir se passer la crucifixion ou en pleurant la disparition du Sauveur ; ne m’allait pas du tout !

J’avais besoin de comprendre. Je refusais de croire en ce Dieu qui m’aurait d’une main donné la Vie, et de l’autre m’aurait puni d’être un pécheur !

À Paris je découvris le Bouddhisme, d’abord simplement en étant invité par des pratiquants à méditer avec eux. Puis curieux, je lus beaucoup et découvris le Bouddhisme Shingon[i].

Je me mis à méditer le plus souvent possible. Je mis une énergie sincère à approfondir toute cette philosophie si particulière pour moi. En effet, plus de péché mais du pardon qui permettait à chacune et chacun d’évoluer à sa vitesse.

Évidemment, je fus confronté à la notion de Karma, la grande loi de rétribution. Et là encore, mes origines paysannes m’aidèrent beaucoup : il me paraissait évident que l’on récoltait ce que l’on avait semer. La théorie était facile, mais il me fallut 40 ans pour vraiment la mettre en œuvre à chaque instant dans ma vie quotidienne.

Tout cet acquis me permit de « revisiter » le catholicisme et de découvrir le christianisme ésotérique et la gnose. En découvrant l’œuvre de Templiers et des Cathares, j’eus envie d’en savoir plus. Un fois de plus je me mis à lire avec passion.

 

[i] Bouddhisme ésotérique japonais.

L’art marial interne et la formation d’Ueshi-Daeshi

 

Les arts martiaux traditionnels avaient historiquement deux voies d’enseignement : l’externe et l’interne.

L’enseignement externe transmettait la technique. Aussi parfaitement exécuté qu’elle soit, une technique reste très dangereuse sans esprit. Cependant, indéniablement elle était sujette à la fascination des foules depuis la nuit des temps ! On adorait l’archétype du grand mâle bourré de testostérone capable de « briser » tous se adversaires…

Comme tout le monde cela m’a fasciné un temps. Par contre, mon histoire personnelle s’approchait bien plus de celle d’un perdant que de celle d’un bellâtre hypermusclé !!

Mais plus que tout, ce qui me dérangeait le plus, c’était la notion de victoire à très court terme : oui en détruisant son adversaire, on était victorieux… en ayant occasionner des blessures voire la mort. Ce n’était définitivement pas ma Voie.

L’enseignement interne était dédié à transmettre le fond, l’Esprit, le Cœur de la technique. Il transmettait la supériorité de l’énergie sur la matière. Évidemment que de parvenir à être efficace en contrôlant les méridiens de son adversaire avec son KI[i] prenait dix fois plus de temps d’apprentissage que de le faire musculairement.

J’appris durant des heures, des semaines, des mois…qui devinrent des années.

Ce qui me pris le plus de temps était la nature même du plus haut niveau d’un pratiquant d’art martial interne : la Paix Intérieure !

Au prime abord, j’avoue que cette notion me révoltait. En effet, je n’étais pas du tout prêt à « tendre l’autre joue » !! Il me fallut des années de méditation et de travail intérieur pour admettre que « Paix Intérieure » n’était pas l’équivalent de rester passif face à l’inadmissible !

Car si je consentais à faire tous ses sacrifices pour m’entrainer intensivement, j’aspirais à atteindre mon idéal : devenir un chevalier … ou être chevaleresque tout du moins !

Je savais que je désirais renoncer à la violence brute qui consiste à détruire son adversaire, « celui qui s’oppose à notre volonté ». Pourtant, ma nature était de me dresser contre l’injustice, le mensonge et l’abus d’autorité ! Et cette notion de « Paix Intérieure » m’apparaissant un peu comme une espèce de « sitting intérieur » éternel !

Il m’a fallu des années d’exercice de thérapeute. Des années à soigner avec mon cœur, la douleur sous toute ses formes !

Et là, je compris enfin que s’opposer au négatif, quel qu’il soit, c’est avoir le courage de générer l’énergie inverse. Même et surtout lorsque le négatif auquel on fait face nous semble immense, insurmontable et invincible ?

Je me mis à comprendre que

  • C’est la justice qui permet de contrer l’injustice
  • L’amour inconditionnelle qui annihile la maltraitance
  • La tolérance bienveillante qui régule l’intolérance destructrice

Je compris alors que ma pratique pouvait évoluer vers autre chose :

Renoncer à toute attaque sous quelque forme que ce soit. Cultiver intérieurement, honnêtement, sans fuir mes côtés sombres l’harmonie entre mon Corps, mon Cœur, mon Esprit et mon Âme. Nourrir chacun de mes aspects avec des aliments de qualité, ce qui ne coûtait que le choix ferme qu’il fallait ferme, en posant des limites respectant mes valeurs humaines. Tout cela ne m’empêchait pas de me défendre contre d’éventuelles attaques injustifiées. Je pouvais alors m’en protéger et les « retourner à l’attaquant ». Ce qui me permettait de lui faire ressentir la douleur qu’il avait générer…ce qui avait un peu de volonté de sa part allait lui permettre d’évoluer par lui-même !

 

[i] « Son Ki » : signifie dans ce contexte précis « son énergie personnel » à un moment précis. Le mariage des pensées, des émotions et de la capacité énergétique de la personne à un moment donné.

Fondation de Santé Holistique et de ses trois piliers

 

En 1991, de retour de formation, j’avais l’Esprit de celui qui veut transmettre … et des tonnes de doutes sur ma capacité à donner cet enseignement reçu qui faisait battre mon cœur.

Plutôt que de faire un copié-collé, j’ai décidé de tout réenvisager, de créer ainsi mes propres méthodes, mon propre concept.

 

Comme Principe supérieur je choisis le Trois. Formé du Yin, du Neutre et du Yang. Dans l’énergétique, le trois représente l’harmonie du couple formé du féminin sacré et du masculin sacré et de l’enfant. Cet enfant issu des deux extrêmes et qui a un pouvoir différent des parents dont il est issu : celui d’harmoniser.

C’est ainsi que naquit le concept général de Santé Holistique :

École Yin

École Neutre

École Yang

L’École de Shiatsu Holistique

L’École de la Sagesse du Milieu

L’École de Ninpo Nin-Jutsu

Entretenir et régénérer l’énergie vitale, principe tangible de la Vie Universelle en l’être humain.

Comprendre tous les aspects de la psycho énergétique et ses applications afin de nourrir le Cœur de la meilleure des énergies : l’amour universelle

Défendre let protéger la Vie sans pour autant tomber dans le tomber dans la colère et la destruction mais au contraire devenir un guerrier de lumière*[i]

·      Cabinet Shiatsu Holistique

 

·      Formations

 

o   Base

o   Formations pros, 2 niveaux

·      Formation modulaire

·      Cours de Taï chi

·      Cours de Méditation

·      Jeûnes accompagnés

·      Géobiologie Sacrée

·      Cours hebdos

·      Stages WE

·      Semaines intensives

·      Modules de formation supérieure

·      Cours particuliers « Ueshi Daeshi »

 

[i] Lumière signifie connaissance dans ce cas.

Continuer la recherche

 

Après avoir fondé Santé Holistique, j’ai bien évidemment continué à travailler intérieurement en cherchant à m’ouvrir à d’autres approches et d’autres cultures. Je vais vous parler d’une de ses expériences qui m’a beaucoup influencé

 

J’ai eu la chance immense de me rendre à Pine Ridge Reservation, dans la réserve Sioux (Lakotas). J’ai eu le privilège d’y rencontrer un voyant-guérisseur qui m’a offert de m’initier à quelques-unes des sept cérémonies sacrées des Lakotas.

La cérémonie de l’Inipi, plus connue sous le nom de Sweat Lodge est magnifique car elle permet une purification du Corps, du Cœur, de l’Esprit et de l’Âme en étant soutenu et en soutenant les frères et sœurs qui partagent avec vous ce moment sacré. Les chants sioux, qui accompagnent chaque instant de ce processus intense, adoucissent le « décapage » que subissent vos 4 aspects !

Cette expérience ainsi que toutes les autres que j’ai eu la chance de vivre au cœur des Black Hills, montagnes sacrées de Lakotas[i].

Le plus dure dans cette expérience fut de découvrir les conditions de vie pitoyables des Lakotas dans la réserve

  • Espérance de vie la plus basse des Etats-Unis
  • Alcoolisme récurrent
  • Violence intrafamiliale
  • Stérilisation forcée de femme
  • Interdiction de prier sur les lieux sacrés historique

 

Bien qu’étant métis, j’eus honte de ma partie blanche : ils avaient accueilli les blancs sur leurs terres, leur avaient donné transmis de nouvelles cultures (maïs entre autres) et en retour, le gouvernement américain les avait massacrés de manière hypocrite (car il faut rappeler que les Sioux n’ont jamais perdu de guerre contre les blancs) en massacrant les bisons et en les parquant comme des animaux dans des réserves aux surfaces ridicules !

Pourtant il m’avait accueilli et partagé avec moi tout ce qu’il avait. Prier avec eux dans les Black Hills et à Bear Butte est un trésor que je chéris au fond de mon cœur chaque jour.

J’ai eu la chance de vivre beaucoup d’autre expériences de la même qualité qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

 

[i] Black Hills balafrées par cette immonde cicatrice qu’est le Mont Rushmore (têtes des 4 présidents taillées dans la roche des Black Hills). Profanation, insulte et mépris total de la culture des natifs américains.

V

Le Cœur de Santé Holistique

 

Tout ce que j’ai décris jusque là m’a convaincu de transmettre de la manière la plus pue une énergétique à la portée de toutes et de tous, sans aucune ségrégation de quelque genre que ce soit. Peu m’importe l’origine, le sexe, la profession, l’orientation et les convictions politiques de la personne qui vient vers Santé Holistique.

Car l’important, de mon point de vue, est de lui transmettre ce qu’elle vient y chercher.

J’utilise la suggestion plutôt qu’un paternalisme ringard pour lui apporter ce qui :

  • Nourrira à nouveau ses manques
  • Dissipera ses doutes voir son dénie
  • Calmera ses douleurs afin que le plaisir et la détente reprennent leur place

Je ne poursuis qu’un but : apporter humblement une petite dose de bonheur en plus à la personne qui vient vers Santé Holistique.

 

J’ai abonné depuis longtemps ma lutte contre ces thérapeutes et formateurs véreux qui proposent « d’ouvrir les chakras », de « soigner les plus grands maux en 1 seule séance en ayant rien régler dans leur propre vie » et les pires « ceux qui font de la souffrance des gens et de leur besoin d’aide un business lucratif ».

Je me contente de faire un travail de qualité, sans ego et sans frime. Je ne suis toujours pas riche et suis sûr que jamais je ne le serai ! ET c’est très bien ainsi car ce n’est pas la voie que j’ai choisie.

Ma richesse situe dans le sourire du patient qui se relève soulagé d’une séance thérapeutique, d’une personne enchantée du cours qu’elle vient de suivre et de l’élève qui est rassasié de la formation qu’il suit !

Il y aura un combat entre le bon et le mauvais côté de la Force. Cette Force que chacun d’entre nous met en œuvre dans chacune de ses actions, de ses paroles envers l’Autre. J’ai choisi le moins et le poursuit le plus modestement possible car j’ai eu la chance d’apprendre de la vie à quel point l’ego est une illusion dont il faut mieux se débarrasser.

Peut-être qu’un jour la Vie nous amènera à nous rencontrer, d’ici là je prierai pour être à la hauteur de partager avec Vous !

 

Que la Paix soit avec vous et sur la Terre

 

Jean-Christian Balmat

Fondateur, Thérapeute, Formateur

Santé Holistique Balmat Sàrl